C’est l’histoire d’un homme, d’un entrepreneur qui n’a jamais abandonné son rêve. Diabel Seck est un homme dont le parcours est tout simplement inspirant. Son récit force l’admiration. De simple vendeur de sachets plastiques, le natif de Ngayène Darou, dans le Saloum, a gravi les échelons et s’est, grâce à sa détermination, offert une place de choix dans l’élite sénégalaise.

«Je suis arrivé à Dakar un mercredi et le lundi, j’étais déjà sur le terrain. Comme je n’avais pas de cantine, je devais faire comme tous les autres qui étaient dans ma situation. Je me levais tôt le matin pour me payer le gros carton de sachets en plastique, qui à l’époque, coûtait 6500 F Cfa. Avec les Libanais, il m’arrivait de faire 3500 FCfa de bénéfice par jour.

Quand j’ai atteint un certain objectif, j’ai ouvert une mercerie sur la rue Emile Badiane. Je vendais tout ce qui pouvait intéresser les tailleurs. En 1994, j’avais deux options : développer la mercerie, ou émigrer aux Etats-Unis. J’ai choisi la seconde. J’ai cédé la cantine à mon petit frère et j’ai pris un vol pour New-York. J’ai été refoulé et reconduit au Sénégal.

En 1996, je suis parti en Allemagne. J’ai fait 7 mois là-bas. Je me suis fait encore rapatrier au pays. Ensuite je suis reparti à Naples. Là-bas, j’avais le choix entre le travail dans les champs de tomate ou la vente à la sauvette en ville. J’avais choisi d’aller aux champs, mais après 72 heures de labeur, j’ai compris que ce n’était pas mon monde. Je suis retourné en ville chez mon oncle et il m’a donné quelques sous, qui m’ont permis de démarrer un petit business et amasser un petit bénéfice…

Quand je suis revenu au Sénégal, j’ai vu que les amis avec qui je vendais des articles à Dakar ont beaucoup émergé. Sur le coup, j’ai pris ma décision. Je me suis dit je devais retourner en Italie, résilier mes contrats, renoncer à mes engagements et rentrer définitivement au Sénégal…

La première année a été très dure. Le business ne marchait pas trop, mais j’ai tout fait pour tenir le coup. Il fallait démarcher des clients et tout. Mais la deuxième en 2007 fut celle d’un nouveau départ.

ABM technologie, devenu CFAO technologie, m’a fait obtenir une première grosse commande, qui s’élevait à 59 millions de FCfa… C’est cette année-là que les choses ont sérieusement commencé à se développer. J’avais soumissionné à un appel d’offres de la présidence de la République. Et un jour, un ami chez qui je devais aller voir un match de League des champions, a lu dans le journal Le Soleil qu’on m’avait attribué le marché de 200 millions de francs Cfa. Par la suite, j’ai gagné des marchés, avec Ageroute et d’autres structures…»

 Une histoire inspirante qui se révèle être une véritable success story.

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